03/09/2008

L'interview exclusive de Coach Ronan

Que pensez- vous des déclarations du coach Petinho ?

Laissons le Coach Petinho se satisfaire de cette victoire, ce n'est pas si souvent qu'il en a l'occasion... (sourire) ! Reconnaissons lui le talent de se faire mousser, parce que 4 victoires en 41 trophées...( ndlr : Coach Ronan en est à 19) il n'y a pas de quoi fanfaronner ! Le coach Petinho a obtenu un résultat avec des méthodes d'un autre temps. Gagner parce que les arbitres argentins ferment les yeux la plupart du temps sur les assassinats perpétrés par ces joueurs ce n'est pas une gloire !

Vous avez eu le sentiment d'un arbitrage à deux vitesses ?

Non à deux lames, plutôt ! Mes joueurs qui n'ont cessé de créer du jeu, de jouer au ballon ont eu l'impression de sortir d'un match de boxe après la rencontre face à Argentinos juniors. J'ai au moins trois joueurs aux soins ! L'arbitre n'a jamais sanctionné tous les actes d'anti-jeu : blocs, tirages de maillots, coups sur les chevilles et autres semelles que les "joueurs" de coach Petinho ont commis. Je ne compte plus les tales assassins dont mes joueurs ont été victimes ! C'est un scandale que le coach Petinho n'ait jamais été sanctionné pour les actes ignominieux qui ont ponctué sa carrière. J'ai souvenir d'un Allemagne- Mexique de sinistre mémoire ou le coach Petinho après avoir eu un joueur blessé n'avait pas rendu la balle aux allemands qui avaient sorti le ballon en touche. Sur l'action le coach Petinho en avait même profité pour marquer un" but de la honte". Heureusement, on avait égalisé dans les arrêts de jeu. Ce jour là le coach Petinho n'avait pas osé dire que je n'avais pas de moral !!

Le coach Petinho aurait il la mémoire courte ?

C'est le moins que l'on puisse dire.Coach Petinho est quand même le seul coach à n'avoir pris aucun point et marqué aucun but avec le Milan AC en Trophée ... Et aussi, il ne souvient peut être plus de ce match avec le Milan AC qu'il menait 2 à 0 face à mes Red Devils... Il avait fini par prendre une valise 6 à 2... D'ailleurs depuis dans le milieu on l'appelle Coach ... Linda de Suza ! (Rires ).

 

Libération - 3 septembre 2008

propos recueillis par Gregory Schneider

 

14/06/2005

Le coach Petinho: "un grand sentiment d'impuissance et de frustration"



Le dernier vainqueur du Trophée Lauriston, coach Benjamin, répond aux récentes déclarations du coach Petinho

France Football: Comment réagissez-vous aux récentes déclarations de coach Petinho, qui vous traite de "vainqueur d'opérette" ?Coach Benjamin: Je suis un peu déçu par ce manque de sportivité. Nous lui avons généreusement permis de ne pas repartir bredouille de ce trophé et voilà comment il nous remercie. C'est dommage. Mais je pense qui'il faut essayer de le comprendre. Il participe à cette compétition depuis longtemps déjà, sans avoir jamais pu la remporter. Il doit ressentir un grand sentiment d'impuissance et de frustration.

F.F. : Comment analysez-vous le déclin de coach Ronan ?
C.B. : J'hésite encore. Le niveau de jeu du tournoi est de plus en plus relevé et homogène. Coach Ronan n'est donc plus aussi dominateur. Quant à savoir si cette contre-performance marque la fin d'un règne ou reste un simple passage à vide, seul le prochain tournoi pourra nous le dire.

F.F. : A l'issue du dernier tournoi, vous parliez d'entrer en guerre...
C. B. : C'est ce que j'ai fait. Durant ces dernières semaines, je me suis promené à travers l'Europe pour étudier les schémas tactiques des meilleurs équipes du moment. J'ai également eu de longues discussion avec Fabio Capello, l'entraîneur de la Juventus de Turin. cela m'a conforté dans mon analyse: le football est un sport de combat. Mes joueurs ont bien reçu le message et leur engagement a été total. Nous avons remporté la plupart des duels en milieu de terrain et couru sur tous les ballons. Cette tactique a été payante. Je tiens d'ailleurs à féliciter Thomas Gravesen. C'est un monstre. Il a été, de loin, le meilleur joueur du tournoi.

03/03/2005

Trois questions à Coach Ronan


L'euphorie de la victoire passée , quel bilan tirez vous ce tournoi ?

Je pense que le résultat final est un peu trompeur. Les circonstances nous ont été très favorables. Monaco est effectivement une bonne équipe mais face à des équipes du niveau du Real, du Milan ou de la Juve elle aurait eu beaucoup plus de mal. Les deux victoires face à Manchester sont assez significatives. Coach Siffredi qui fut autrefois mon adjoint a pratiqué un jeu ambitieux tourné vers l'offensive mais n'a pas été payé de ses efforts. C'est une certaine "science du jeu" qui nous a permis de nous en sortir au match aller. Au match retour la pression était sur ses épaules puisqu'il devait l'emporter 3-0 pour espérer remporter le tournoi. On a attendu, on l'a aspiré et profiter d'une plus grande fraîcheur pour inscrire nos 3 buts.

que pensez vous de la nouvelle formule ?

Que du bien ! Ces matchs aller-retour ménagent le suspens et attisent l'envie des coachs de se reprendre en cas de défaite. Le niveau de jeu a été très élevé par moments. L'avantage par rapport à l'ancienne formule c'est qu'une défaite n'est pas rédhibitoire. C'est bien pour l'esprit du jeu.

Un regret, dans ce tournoi ?

Au niveau du jeu et de l'ambiance aucun. toutefois je regrette l'absence des hôtesses du tournoi retenues à l'étranger mais également la retraite de coach Marc, c'est une sorte de "petit suicide sportif" incompréhensible !

01/03/2005

Coach Marc : pourquoi j’arrête

Le tenant du Trophée Lauriston et multiple champion PES met un terme à sa carrière internationale. En exclusivité pour Paris Match, il justifie sa « décision irréversible ». Entre amertume et chagrin.

Vous avez causé un séisme en annonçant la veille du Trophée Lauriston votre retraite anticipée.

J’arrête. J’en ai assez. Je n’ai plus envie. Cette compétition était pour moi une joie, un moment de détente. Cela ne l’est plus. Je regretterais peut-être ma décision. Mais je suis l’homme d’une seule parole, et je m’y tiendrai.

Que s’est-il passé ?

L’ambiance était de plus en plus délétère. Je devais déjà subir les critiques, les insultes, les sales coups et les sales tours. A présent, on peut parler d’acharnement et de sadisme. Les chiens sont lâchés. J’en ai assez de jouer le rôle du méchant dans le mauvais film de leurs vies…

Qui visez-vous en particulier ?

J’ai été profondément meurtri par les attaques personnelles de ces derniers jours. Mes récents déboires amoureux n’ont rien arrangé. La goutte d’eau, ce fut l’attitude de coach Siffredi. L’annonce de son retrait, la destruction de sa fiche que j’avais mis tant de temps à confectionner. C’est là que je me suis dit : arrêtons tout. J’ai autre chose à faire que de passer 7 heures avec des gens qui me crachent à la gueule.
Coach Ronan demande à ce que je « fasse plus attention à (mes) écarts de langage. » J’attends qu’il m’en montre un…

Ne pensez-vous pas que vous en faites un peu trop ?
Si !

L’avenir, à présent ?

Des matches de gala, chez coach Lorenzo, et peut-être chez coach Petinho, s’il veut bien m’accueillir les soirs de solitude. En attendant, j’ai saisi la justice afin de demander la fermeture de ce blog, qui contient toutes sortes de propos infamants et racistes. J’ai droit à un peu de repos…

19/02/2005

Kaka' se lâche !


A Milanello, malgré la victoire l'ambiance est tendue dans le vestiaire. Les méthodes de Coach Marc ne font pas l'unanimité...

Vous avez réalisé un tournoi de haute volée, quel est votre secret ?

Disons que comme tous les brésiliens je me débrouille bien avec un ballon ( rires) ! Mais c'est surtout grâce au travail tactique réalisé par Coach Marc. On a travaillé pendant des heures jusqu'à la limite de l'épuisement. C'est un coach très dur. Il ne nous demande pas de réfléchir mais juste de courir. Je n'ai jamais autant défendu de toute ma carrière, ce n'est pas dans ma nature... J'ai du apprendre à tirer les maillots, sinon je n'étais pas titulaire ...

Et vous n'êtes pas frustré ?


Si bien sûr, c'est dommage d'avoir un si bel effectif et de pratiquer un jeu si peu inspiré. J'en parle souvent avec Cheva ( ndlr: andreï Shevchenko) et Crespo. Enfin on fait contre mauvaise fortune bon coeur.

Et Coach Marc, il est accessible ?

Il n'est pas très ouvert au débat, dirons nous, mais les résultats parlent pour lui... Ce qui n'est pas une raison pour ne pas avoir plus d'ambitions dans le jeu. Même Pirlo, se plaint de la charge de travail c'est vous dire, et lui il a connu Ancelotti ...

Y a t'il une révolte du vestiaire ?

Oui, surtout qu'il nous surveille dans notre vie privée, il y a des émissaires dans toutes les boîtes de Milan... on ne peut pas être tranquille entre amis... il se pointe pour éviter qu'on se couche trop tard !!!! A croire qu'il est jaloux ...
Maldini a eu le malheur de faire remarquer qu'il outrepassait ses prérogatives, il s'est retrouvé sur le banc...
Enfin, si il veut, il peut jouer avec Stam en avant-centre et Gattuso en meneur de jeu, et on verra s'ils marquent des buts !!! Si ca continue, je demande mon transfert, je suis sûr qu'au Real on ne serait pas contre ma venue...

Gazzetta dello Sport
19/02/2005

18/02/2005

France Football rend hommage à coach Marc

Marc de S..ette fait la couverture de France Football. Le magazine salue « les faits d’armes de ce coach français exceptionnel ». Extrait de son interview fleuve, dans laquelle il explique en détails son schéma tactique.

Coach Marc, le Milan AC a vécu une belle soirée, non ?

On a joué pour gagner. Déjà, durant la préparation, l'ambiance au sein du groupe était très forte, on voulait vraiment gagner, pour montrer à tous ce dont nous étions capables. Je suis fier de mon équipe. Hier soir, le Milan AC a montré son vrai visage, et ce à tous les niveaux. C'est une victoire qui me donne beaucoup de confiance pour la suite.

Avez-vous douté pendant ce tournoi ?

Oui, un peu. Et c'est normal. Mais l'équipe était vexée de l’attitude des supporters adverses, et voulait réagir. Plusieurs fois cette saison, le groupe a montré sa force de caractère. Hier soir encore plus. Malgré les scores serrés contre le PSV ou Barcelone, les gars ont toujours su revenir. Après les tirs sur le poteau de coach Ronan, ils se sont sortis les tripes pour prendre l'avantage. La seule fausse note éventuelle, c'est le but madrilène à la 5e minute de jeu, lors du dernier match (gagné 4-1 au final). Un petit relâchement qu'on aurait pu éviter.

Au classement, vous réalisez une belle opération…

C’est un bon début. Mais ça ne veut rien dire. Un match n'est jamais gagné d'avance dans ce championnat. C'est pour cette raison que je tiens encore à féliciter mon groupe.

Mais le titre de Champion PES de l’année, vous en rêvez ?

"Un homme qui ne rêve pas, est un homme mort". Je reste lucide et optimiste. Mais lucide avant tout. Va-t-on profiter du petit coup de pouce du tirage au sort la prochaine fois ? Je ne sais pas. L’objectif, c’est de gagner un Trophée avec une équipe vraiment modeste. J’ai déjà réussi cet exploit dans l’ancienne formule, avec Porto et le Bayer Leverkusen. Je voudrais y parvenir à nouveau.

Shevchenko a fait un parcours exemplaire. Voilà aussi une source de satisfaction ?

Je suis très content pour mon Shev’. Avec sept buts, il a montré tout son talent. Je sais qu'il faut être patient avec lui. A l'entraînement, je vois ce qu'il fait, je connais sa valeur. Je l’ai fait joué très bas, aux trois quarts de la surface de réparation, afin d’éviter les hors-jeu. Ce qui m’a obligé à descendre encore plus Tomasson et Kaka’… Mais vu leurs vitesses, il n’est pas nécessaire de les positionner trop haut sur le terrain.

Et pourquoi Maldini a-t-il été sorti au milieu de la compétition ?

Je l’avais trouvé un peu lent sur le match contre le PSV. Cela s’est confirmé contre le Werder Brême. C’est pourquoi je l’ai fait sortir à la mi-temps, et qu’il n’est pas revenu lors des deux matches suivants. Je ne voulais pas prendre le risque de me faire déborder sur l’aile. Maldini reste un joueur exceptionnel, mais contre des Roni ou des Owen, Simic est plus adapté. Grâce au Président, le Milan AC est club qui « a du banc », comme on dit…
En outre, Maldini correspond de moins en moins à mon schéma tactique, le 4-4-2 en losange, avec deux arrières et deux stoppeurs (Nesta en marquage individuel et Stam en couverture).

Comment expliquer le nombre important de fautes qui émaillent vos parties ?

Tous les joueurs de milieu de terrain (le milieu défensif, les deux milieux centraux et le milieu offensif) sont en marquage individuel agressif ; ils sont donc plus prompts à commettre des fautes. J’appelle cela des fautes « utiles ». Dès que l’adversaire part en contre, ils ont pour consigne de tacler, de côté. Le risque de carton est pratiquement nul, et ça permet aux joueurs de se replacer.

Le Werder Brême, un club qui vous tient à coeur, n’a pas très bien réussi son entrée en matière…

Il ne faut pas sous-estimer coach Bruno, qui reste l’entraîneur le plus créatif et le plus innovant actuellement. Sa lourde défaite contre nous, à l’extérieur, l’a assommé. Il ne s’en est jamais remis. Et puis, avec le Werder, le dernier match est souvent impossible : les joueurs sont trop fatigués… En tout cas, pour le prochain tournoi, on s'attend à une équipe « coach Bruno » revancharde. Ce rendez-vous sera important, pour nous comme pour eux. L'équipe qui gagnera ce match sera sans doute le prochain vainqueur du Trophée.

Soutien à Coach Marc

"Je pense qu'il ne faut pas accabler Coach Marc. Il faut raison garder, les supporters devraient retrouver leur calme et éviter ce genre de manifestation douteuse... Coach Marc est un coach de talent même s'il devrait être parfois plus humble. "

Coach Ronan au micro de RMC Info